Ebola en RDC : un mois après la déclaration d’épidémie, MSF s’inquiète de dangereuses lacunes dans la réponse
Ebola est une maladie virale grave causée par un groupe de virus apparentés, hautement mortels. Médecins Sans Frontières (AZG) possède une grande expérience dans le traitement de la maladie à virus Ebola et soutient, depuis des décennies, les communautés et les services de santé lors de grandes flambées épidémiques. Au cours des dix dernières années, nos équipes ont joué un rôle clé dans pratiquement toutes les réponses majeures à Ebola.
Les épidémies d’Ebola peuvent, selon le virus responsable, tuer entre 25 et 90 % des personnes infectées. Pendant longtemps, il n’existait aucun moyen de prévenir ou de traiter la maladie. Aujourd’hui, des vaccins et des traitements sont disponibles pour certaines formes d’Ebola, mais pas pour toutes les variantes.
La maladie n’est pas causée par un seul virus, mais par plusieurs virus appartenant à la même famille. Les plus connus sont :
Bien que les maladies qu’ils provoquent soient toutes regroupées sous le terme « maladie à virus Ebola », elles diffèrent quant à leur gravité et aux possibilités de lutte. Des vaccins et traitements existent aujourd’hui pour l’Ebola causé par l’ebolaïvirus, tandis que ce n’est pas encore le cas pour d’autres formes, comme celles causées par le virus du Soudan ou le virus Bundibugyo.
Les mesures de base pour prévenir la maladie à virus Ebola sont les mêmes pour toutes les variantes.
Pour éviter la propagation du virus, les patients sont placés en quarantaine stricte et des zones de désinfection sont mises en place pour le personnel médical. Pendant une épidémie, il est crucial d’informer correctement la population sur la maladie et les mesures à prendre pour réduire le risque d’infection.
Les personnes en contact avec des patients infectés doivent porter des équipements de protection, tels que des gants, un masque et des lunettes de protection, et faire preuve d’une grande prudence lors des soins. L’hygiène reste essentielle.
Le virus se transmet par contact avec des fluides corporels d’une personne infectée ou via des surfaces contaminées. Les soignants doivent porter des équipements de protection individuelle (EPI).
Le virus peut également se transmettre par contact direct avec le corps de personnes décédées. Les agents funéraires doivent donc porter des EPI.
Il est crucial de contrôler la transmission en milieu de soins afin de réduire les risques pour les autres patients, les soignants et les professionnels.
Une épidémie est considérée terminée lorsqu’aucun nouveau cas n’est diagnostiqué pendant 42 jours.
Les besoins des patients et des communautés touchées doivent rester au cœur de la réponse, qui repose sur six grands axes :
Les survivants d’Ebola sont souvent stigmatisés et parfois exclus par leur communauté. Ce rejet, ajouté au traumatisme d’avoir survécu à une maladie aussi mortelle, nécessite souvent un accompagnement psychologique.
De plus, les personnes peuvent souffrir d'effets secondaires physiques persistants, comme des douleurs articulaires, des maux de tête et des troubles de la vision, qui nécessitent un suivi médical. Après l’épidémie en Afrique de l’Ouest, MSF a mis en place des centres pour les survivants dans les trois pays les plus touchés.