Soins d'avortement sécurisé

Soins d'avortement sécurisé

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Chaque minute, quelque part dans le monde, une femme ou une jeune fille subit un avortement non sécurisé. Cet avortement non sécurisé peut avoir des conséquences terribles pour sa santé voire même lui coûter la vie. L'avortement non sécurisé est l'une des principales causes de mortalité maternelle dans le monde et la seule qui soit presque entièrement évitable.  

Chiffres clés : 

  • 73 millions d'avortements provoqués chaque année 
  • 35 millions de femmes et de filles ont recours à un avortement non sécurisé chaque année
  • 22 000 femmes meurent chaque année des complications liées à un avortement non sécurisé 

L'avortement : une réalité mondiale, souvent taboue et dangereuse 

Partout dans le monde, des femmes de tous âges, de toutes origines ethniques, de toutes nationalités et de toutes religions ont recours à l'avortement.  

On estime qu'une femme sur trois aura recours à l'avortement à un moment ou à un autre de sa vie.  

Pourtant, une forte stigmatisation persiste, qui oblige les femmes à souffrir en silence. Lorsque les soins d’avortement sécurisé sont inaccessibles, de nombreuses femmes et filles se tournent vers des méthodes dangereuses, sans se soucier de la sécurité ni des restrictions légales.  

female doctor

L’avortement sécurisé : un soin essentiel 

Chaque jour, nos équipes à travers le monde sont témoins des décès et des souffrances causés par les grossesses non désirées et les avortements dangereux. Les conséquences d’un avortement non sécurisé peuvent être des saignements importants, une infection, des lésions de l’appareil génital ou dans le pire des cas, la mort.  Pour réduire ces souffrances et ces décès évitables, MSF s’engage à fournir des soins d’avortement sécurisé. Chaque avortement sécurisé pratiqué représente une vie sauvée et un drame évité. 

MSF considère l'accès à des soins d'avortement sécurisé comme un élément essentiel des soins de santé reproductive afin de réduire la mortalité maternelle et la souffrance.  

Les projets de MSF accueillent souvent des patientes souffrant des effets graves, voire mortels, d'un avortement non sécurisé. Nous avons intensifié nos efforts pour aider les femmes à accéder à des soins d'avortement sécurisé et trouver des moyens de les fournir au sein de nos projets. 

L’avortement sécurisé médicalisé est pratiquée de deux manières : par la pilule abortive ou par aspiration chirurgicale (ou aspiration intra-utérine).   

Quelques faits sur l’avortement

female msf workers in Nigeria
clinic

Les interventions de MSF  

Les services complets de santé reproductive 

Pour réduire la mortalité maternelle et les souffrances liées aux grossesses non désirées et aux avortements non sécurisés, MSF fournit un ensemble complet de services de santé reproductive incluant la contraception, des soins d'avortement sécurisé et des soins post-avortement

Éducation, plaidoyer et recherche 

MSF partage des informations factuelles et fondées sur des preuves concernant l'avortement afin de briser la stigmatisation qui l'entoure et de dissiper les mythes et les idées fausses.  

MSF s'exprime également sur la nécessité médicale de disposer de soins d'avortement sûrs et vitaux. Nous partageons les témoignages de patientes qui n'ont pas accès aux soins, ainsi que ceux de médecins et d'infirmières qui constatent chaque jour les effets dévastateurs des avortements pratiqués dans des conditions dangereuses.  

Nous dénonçons également les politiques gouvernementales néfastes, telles que la Global Gag Rule, qui a récemment été abrogée. Bien qu'il s'agisse d'une première étape importante, de nombreux autres obstacles doivent encore être surmontés pour garantir à toutes les personnes l'accès à ces soins. 

Enfin, nous menons des recherches sur la gravité et le traitement des complications liées aux avortements non sécurisés dans les zones touchées par des conflits

MSF s'est associé à l'Institut Guttmacher, à Ipas et aux ministères de la Santé de trois pays - République démocratique du Congo, République centrafricaine et Nigeria - pour mener une étude de trois ans visant à évaluer la fréquence et la gravité des complications liées à l'avortement ainsi que la qualité des soins liés à l'avortement.