En 2004, MSF a adopté une résolution stipulant que les soins d'avortement sécurisé devaient être intégrés dans les services de santé reproductive de routine. Pourtant, peu de projets les ont mis en place dans les années suivantes. Les obstacles internes, tels que la stigmatisation, les mythes et les perceptions erronées liés à l'avortement, ainsi que les préoccupations en matière de sécurité ont été identifiés comme les principales raisons de cette inaction.
Afin d'améliorer l'accès aux soins d'avortement sécurisé dans ses projets, MSF a lancé en 2016 le Groupe de travail sur les soins d'avortement sécurisé. Ce groupe a permis d’aider à développer une approche systémique pour accompagner les équipes à mettre en place des soins d’avortement sécurisé et de nombreux outils et ressources. Cette initiative a été un moteur de changement dans l’organisation.
Récemment, MSF a progressé vers une approche plus centrée sur la personne en soutenant des modèles de soins dans lesquels les personnes gèrent elles-mêmes leurs avortements. Le concept d'autogestion reconnaît la capacité des individus à gérer leur propre santé et leur bien-être, soutenant ainsi leur capacité de prise de décision, leur autonomie et leur dignité.
En 2023, nous avons pratiqué plus de 54 600 avortements sécurisés dans 37 pays à travers le monde, pour des femmes qui en avaient fait la demande.